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Avoir un animal implique des devoirs.

Que penser de l’attitude de certains qui craquent pour un adorable chiot ou un chaton ou qui cèdent à la pression de leurs enfants. Or cette « peluche » grandit, côute en nourriture, soins vétérinaires ….. prend de la place. Alors, les premiers moments d’attendrissement passés, on n’a plus envie de s’en occuper, on fait taire sa conscience (dans le meilleur des cas ….) et on l’abandonne. Pourtant il existe une déclaration universelle des droits de l’animal proclamée solennellement à Paris le 15/10/1978 à la Maison de l’Unesco. Son texte a été révisé en 1989 par la Ligue International des Droits de l’Animal et remis au Directeur Général de l’Unesco en 1990.

Georges Chapoutier (biologiste, docteur es-sciences, docteur es-lettres, directeur de recherche au CNRS), écrit que cette déclaration a été considérée par certains comme une parodie inadmissible de la Déclaration des Droits de l’Homme (1789), ce qu’il conteste formellement : selon lui, dire que les animaux ont des droits ne signifie absolument pas que l’animal est l’égal de l’homme. De plus, ajoute –t-il, limiter l’exercice de droits aux seuls êtres pouvant revendiquer ces droits s’avère très dangereux. En effet, cela implique aussi exclure chez les êtres humains ceux qui ne peuvent les revendiquer (comateux, personnes atteintes de déficience mentale, embryons, enfants …). L’argument mérite d’être médité …

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